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Pénurie de propane: urgence d’agir des gouvernements afin de sauver les entrepreneurs agricoles du secteur des grandes cultures

LVA ,

Clément Leblanc

Les séchoirs de céréales sont arrêtés! Nos fournisseurs nous ont dit qu’il s’agissait de notre dernière livraison de propane! Impossible d’attendre, nous allons tout perdre! Il faut que des gestes concrets soient posés!

Voilà l’état d’esprit qui anime les entrepreneurs agricoles du secteur des grandes cultures alors qu’une nouvelle tuile les frappe de plein fouet : la pénurie de propane découlant de la grève illimitée des employés du CN.

« L’état de frustration des producteurs est très élevé et de plus en plus de cas de détresse psychologique émergent. Il s’agit d’une nouvelle goutte qui s’ajoute à un vase plus que plein après une année historiquement catastrophique pour notre secteur. Nous craignons des conséquences économiques et humaines désastreuses et irréversibles », de déclarer Clément Leblanc, président des Céréaliers du Québec.

À défaut d’un règlement de l’impasse au CN, les Céréaliers du Québec demandent au gouvernement fédéral de s’engager à adopter une loi spéciale dans les plus brefs délais.

D’ici là, il est de la responsabilité du gouvernement Trudeau de rassurer les entrepreneurs agricoles en promettant des compensations financières exceptionnelles pour faire face à cette situation hors du contrôle des producteurs.

Les Céréaliers du Québec demandent aussi aux ministres québécois de l’Agriculture, André Lamontagne, et du Transport, François Bonnardel, de se saisir de la situation et d’entreprendre toute démarche qui permettrait d’assurer un approvisionnement temporaire et minimal en propane pour le secteur agricole en concertation avec les principaux fournisseurs.

« S’il y a 7 jours les récoltes de grains étaient à risque en raison du cocktail météo qui a marqué l’année 2019, dont les derniers épisodes de pluie, de vent et de neige, voilà que tous les efforts des entrepreneurs du secteur des grains pour tenter de sauver leur saison seront voués à l’échec s’il est impossible de sécher les grains. La situation s’envenime d’heure en heure. Nous arrivons à un cul-de-sac, aucune autre option ne se présente. » d’insister M. Leblanc.