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Soyons solidaires: restons confinés et l’autre monde nous reviendra!

Yannick PATELLI ,

J’ai été élevé dans une vision du monde mondialiste, comme citoyen du monde tel que mes professeurs au lycée Salvador Allende en France sur la côte normande me l’ont inculqué dans les années 80. Je rêvais ado de ce monde où l’on prendrait l’avion comme le bus ou presque, de ce monde qui nous permettrait de choisir le lieu sur terre où nous souhaiterions vivre, sans frontières.

J’ai connu ce monde juste après mes 20 ans, j’ai vécu ce monde qui m’a permis comme bien d’autres européens de découvrir ce côté-ci de l’Atlantique et d’aller et venir.

Gamin, New York était un rêve inaccessible : Le Canada une vision d’un monde, en partie français, en avance sur le temps présent, de par sa proximité avec l’Oncle Sam!

Quand j’ai mis les pieds au Québec en 1989, j’ai su!

J’ai su que ce pays me donnerait une liberté que je recherchais et dont je rêvais lorsque môme je marchais sur les plages normandes le visage dans les embruns marins humides et frais de la Côte de Nacre.

J’ai vécu depuis 30 ans ici en n’oubliant jamais ma terre natale, la France, où je suis retourné bien souvent, ni mon pays familial, l’Italie, le pays le plus apaisant à mon cœur qui vit le Covid19 de plein fouet.

Aujourd’hui à l’heure du Covid 19 et de la pandémie qui s’annonce, la question de la binationalité, pour moi une évidence depuis 1997, vient me perturber : suis-je plus canadien ou français ?

Jamais je n’ai été en situation de faire de choix profitant du meilleur des deux mondes : ici et là-bas.

Mais à l’heure d’une fermeture des frontières, c’est ici que je me sens au refuge.

Je reste inquiet pour mon pays natal et pour mon pays d’origine familial d’autant que nombre de mes amis et membres de ma famille sont à 6000 kms d’ici. Mais comme tous, le souci de se recroqueviller en confinement avec femme et enfants se fait sentir. Et je dois dire MERCI, comme tous les résidents permanents devenus canadiens au fil du temps, au Canada et au Québec, mais aussi à leurs dirigeants pour une gestion de crise somme toute réussie dans le calme et l’ordre.

Le premier ministre du Québec, François Legault, obtient même la note parfaite pour son pragmatisme et sa pédagogie. Je reste français dans l’âme, italien de cœur, mais avant tout Canadien et avec vous tous. Je suis fier du Canada et du Québec.

Soyons solidaires, restons confinés et l’autre monde nous reviendra!