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COVID 19: La peur du taux d’absentéisme dans l’industrie laitière grimpe

Yannick PATELLI ,

Luc Boivin avec Yannick Patelli lors d'un congrès du CILQ

Entre les gens touchés par le virus, des gens qui doivent garder leurs enfants et ceux qui font valoir leur droit de retrait, on s’approche de la cacophonie dans les laiteries françaises, mais l’inquiétude est grandissante aussi au Québec.

Absentéisme : C’est aussi une inquiétude pressentie au Québec !

La Vie agricole a parlé cet après-midi avec Luc Boivin, PDG de la fromagerie Boivin au Saguenay. Il nous rappelait que si le Québec a été rapide pour classifier son secteur d’activité comme service essentiel, le Fédéral se traine un peu les pieds. Il garde espoir d’une réaction imminente du fédéral dans les prochaines heures. Par ailleurs il nous a fait part de son inquiétude de voir son personnel se mettre en droit de retrait pour raisons médicales ou familiales, ce qu’il comprend mais risque de lui poser de gros problèmes logistiques à lui comme à tous ceux qui oeuvrent dans la chaine alimentaire.

Écoutez Luc Boivin demain midi dans LA QUOTIDIENNE AGRICOLE

 Il sera demain à compter de MIDI à l’Émission LA QUOTIDIENNE AGRICOLE diffusée sur la page Facebook de La Vie agricole pour nous en parler.

Ça risque de craquer en France

L’absentéisme selon l’Institut de l’élevage en France serait de 8 % dans l’Ouest et 30 % dans l’est du pays. La Revue française Réussir Lait vient de publier aujourd’hui un article dans lequel elle précise que «les petites laiteries ont annoncé leurs graves difficultés et pour certaines des suspensions de collecte». C’est d’ailleurs le holding Sodiaal qui leur vient en aide et prend en charge la collecte de quelques citernes. 

« Nous leur traitons le lait pendant deux semaines pour maintenir la collecte, mais il faudra trouver des solutions », a expliqué Damien Lacombe, président de Sodiaal au magazine Réussir Lait.

Certaines laiteries vivent déjà la problématique «du manque de personnel, la chute du débouché de la restauration, la chute des ventes de fromage à la coupe, la baisse des achats de fromages typiques», de spécifier le magazine Réussir Lait.

D’autres laiteries qui misent sur l’exportation vivent d’autres problématiques évidemment liées à la fermeture des frontières.

On s’enligne en France sur une réduction de la production laitière à court terme de l’ordre de 10 à 20 % selon le magazine Réussir Lait.