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Céréaliers du Québec: victoire en 2012, accaparement des terres et monopole syndical au menu 2013



COMMUNIQUÉ - Saint-Hyacinthe, le 11 février 2013 – L’année 2012 a couronné la fin d’un combat important pour les Céréaliers du Québec : redonner la liberté aux producteurs de vendre leur blé destiné à l’alimentation humaine.
« L’implication des Céréaliers du Québec pour mettre fin à l’Agence de vente obligatoire dans le cadre du référendum tenu auprès des producteurs agricoles a permis d’atteindre un résultat sans équivoque : 83 % des producteurs ont voté contre l’Agence obligatoire imposée par la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec (UPA) », a rappelé Louis R. Joyal, producteur de céréales et président des Céréaliers du Québec, dans la foulée de l’assemblée générale annuelle de l’organisme tenue jeudi soir dernier.
Le résultat du référendum indique clairement qu’une portion importante des producteurs de céréales du Québec partage les valeurs de liberté et d’entrepreneuriat défendues par les Céréaliers du Québec. « J’invite les producteurs céréaliers à manifester leur appui en devenant membre », a aussi insisté M. Joyal. Ce message a d’ailleurs été repris avec plus d’insistance par Jacques Cartier, président du Conseil des entrepreneurs agricoles, qui était présent à l’assemblée.
Pour l’année 2013, les Céréaliers du Québec entend poursuivre la défense des intérêts des producteurs de céréales. Deux dossiers prioritaires retiennent particulièrement l’attention.
Contrairement à l’étude de l’IREC soutenue par l’Union des producteurs agricoles (UPA), les producteurs membres des Céréaliers du Québec veulent défendre la pleine liberté d’achat et de vente de terres entre les producteurs, et ainsi souligner leur opposition à l’imposition d’une Société d’aménagement et de développement agricole du Québec (SADAQ).
Selon les volontés de l’IREC et de l’UPA, la SADAQ aurait priorité pour acquérir des actifs du domaine foncier agricole mis en vente. Elle s’interposerait entre un vendeur et un acheteur lors d’une transaction, de manière à devenir l’acqué¬reur prioritaire du bien transigé. Ainsi, non seulement la SADAQ agirait comme un " agent d’immeuble " des terres agricoles et nouvel intermédiaire pour les vendeurs, mais les producteurs n’auraient plus la liberté de vendre à l’acquéreur de leur choix.
Dans le cadre de la sortie prochaine de la Politique de souveraineté alimentaire du Québec du gouvernement Marois, les Céréaliers du Québec souhaitent aussi s’adresser au ministre québécois de l’Agriculture, M. François Gendron, pour qu’il modifie simultanément la Loi sur les producteurs agricoles du Québec afin de redonner aux producteurs la liberté de cotiser à l’organisme agricole de leur choix. L’avenir de la politique agricole du Québec ne peut être dissocié de la fin du monopole de représentation syndicale.
Les Céréaliers du Québec est un regroupement volontaire et indépendant de producteurs de céréales ou d’oléagineux (maïs, avoine, blé, soja, pois, etc.) provenant des différentes régions du Québec. Présents depuis 2004, nous avons pour mission d’appuyer l’entrepreneuriat, de favoriser le développement de produits de qualité et de nous assurer que chaque producteur demeure responsable de la mise en marché de ses produits.
Source : Gilles Brouillard (450) 278-7798