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Les exclus de L’UPA en progression ?



par Jean-Pierre Lemieux
En septembre 2010, M. Roland Daneau « a reconnu avoir adhéré depuis quelques années à une organisation qui est en opposition directe avec l'Union des producteurs agricole » ce qui est dérogatoire au code de déontologie de l'UPA. En conséquence il a été suspendu de son poste d'administrateur de la Fédération de l'UPA de Saint-Jean-Valleyfield. ( documents publiés dans l'édition de janvier de La Vie agricole)
Dans le cas de Guy Lessard c'est sa participation à titre de secrétaire de l'Association de défense des producteurs de bovin du Québec (ADPBQ) qui lui vaut une audience au comité de discipline. L'ADPBQ a fait une« demande d'enquête à la Régie des marchés agricoles « concernant ce qui pourrait s’avérer une pratique frauduleuse observée à la Fédération des producteurs de bovins du Québec ».
Pour le moment, il n'y a aucune démarche en ce sens mais il se pourrait bien qu'une « invitation » soit lancée à Claude Saint-Denis pour comparaitre devant le comité de déontologie selon ses dires. Comme les autres membres du « comité transparence » ces agriculteurs réclament une enquête sur l'abattoir Levinoff-Colbex. http://lvaquotidien.typepad.com/lvanouvelles/2012/12/04-1.html
Roland Daneau
Dans une lettre ouverte M. Daneau explique : « Mes démêlés syndicaux ont commencés avec mon insistance à dénoncer une agence de vente obligatoire dans le blé humain appuyant par là même les idées des Céréaliers du Québec : Association volontaire mais non syndicale dont je suis devenu membre. »
« Alors c'est l'UPA régionale qui s'est chargée de régler mon cas. Cet organisme censé représenter toutes les opinions mais qui élimine celles qui ne conviennent pas. »
M. Daneau estime que la diversité de représentation syndicale pourrait être « bénéfique pour la promotion et la défense de l'agriculture ».
Guy Lessard
Le comité de déontologie présidé par M. Claude Guimond, dans une décision publiée le 27 septembre dernier, sanctionne M. Guy Lessard un agriculteur de Ste-Ursule, pour ne pas avoir respecté « les règlements de la Fédération » et le suspend de sa fonction de substitut du représentant au comité de mise en marché des bovins de réforme.
En guise de protestation, M. Lessard n'a pas payé depuis 2008 la contribution spéciale de 53.86$ par bovin de réforme. Le comité juge que M. Lessard a aggravé son cas parce qu'il « a fait des déclarations publiques dénonçant les décisions et les actions de la Fédération des producteurs de bovins dans le dossier de l'abattoir Levinoff-Colbex.``
Le comité de déontologie juge également que le fait de militer activement dans une organisation qui mène une contestation juridique en opposition directe avec la Fédération des producteurs de bovins ``constitue aussi un acte dérogatoire``.
Vincent Kelhetter
Membre de l'Association de défense des producteurs de bovins du Québec, M. Vincent Kelhetter se dit révolté par le sort subi par M. Lessard. « Ils (UPA) trouvent de l'argent pour une enquête du comité de déontologie mais n'en trouvent pas pour ceux qui travaillent sur un comité de transparence qui veulent faire enquête sur les pratiques troublantes ».
Jacques Cartier
« On n'a pas le choix d'avoir une idée différente, pas le moyen de s'écarter. Crois ou meurt », de dire M.Cartier. M. Jacques Cartier estime que la situation est grave.
Le président du Conseil des entrepreneurs agricoles croit que son groupe est une option intéressante et qu'il est temps de mettre fin au monopole syndical.
Joanne Marcotte
Récemment sur son blogue Mme Joanne Marcotte du Réseau Liberté prônait le pluralisme dans le syndicalisme étudiant. Elle était d'accord avec les étudiants qui déclaraient que « l’adhésion obligatoire à une association étudiante est une atteinte à la liberté d’association et à la liberté de pensée ».
Invitée à préciser sa pensée sur ce qui se passe à l'UPA, Mme Marcotte a répondu à La Vie agricole : « De façon générale, le Réseau Liberté-Québec défend la liberté de choisir une association représentative et la diversité de l'offre. »
Par courriel, Mme Marcotte a ajouté : « Pour nous, la liberté d'association comprend également la liberté de ne pas s'associer. Ainsi, toute forme de cotisation obligatoire est une entrave à cette liberté. »