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Une usine polluante risque de s’ implanter à quelques mètres des prestigieux haras normands



(LVA) Nonant-le-Pin (Orne), petit village de 500 habitants à la réputation mondiale dans le milieu sélect du trot et du galop. Y sont concentrés les plus célèbres haras de France d'où sortent les meilleurs chevaux du monde. Un peu plus loin se trouve le Haras national du Pin, fondé sous Louis XIV. Le cheval y est plus qu'une tradition, c'est un patrimoine historique de dire le magazine français Marianne.
``Il y a une alchimie particulière entre les sols, le climat et l'exposition qui donne à l'herbe une qualité particulière recherchée dans le monde entier.» confie Thierry Besnard, propriétaire des Haras de Fligny. C’est pour cela que des propriétaires traversent les mers pour y faire saillir leurs juments.
Etude accablante
La société Guy Dauphin Environnement (GDE), numéro trois mondial du déchet, a acquis 150 ha de terrains pour y implanter une usine de déchets ultimes de l'automobile (matières plastiques et caoutchouc notamment).
Le risque selon une étude qui vient d’être déposée au gouvernement : Un impact économique négatif sur la filière du cheval, qui emploie une centaine de personnes sur place et génère 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel.
«Des chevaux comme les nôtres sont des animaux extrêmement sensibles, et particulièrement les juments en gestation, explique au magazine Marianne, Eric Puerari, propriétaire du Haras des Capucines. Ils ne supporteront pas le moindre dépôt de substance chimique sur les herbages amenés par les fumées.» «Notre usine sera la plus propre existante», essaye de rassurer GDE alors que le magazine français nous rappelle que son actionnaire principal, Claude Dauphin, fondateur de Trafigura était l'affréteur du Probo Koala, ce cargo qui a mouillé au large de la Côte-d'Ivoire pour déverser sa cargaison de résidus toxiques dans les décharges d'Abidjan, intoxiquant des milliers d'habitants. Histoire qui a amené Claude Dauphin a passé cinq mois dans les prisons ivoiriennes.