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Le Plan Nord ou le Plan Nul



On sait que le gouvernement Charest a fait beaucoup pour promouvoir le Plan Nord comme étant une garantie d’avenir pour la préparation de la richesse des futures générations du Québec. Mais plusieurs voix se sont élevées contre tout développement de l’industrie gazière et pétrolière. Certaines personnalités influentes socialement se sont manifestées totalement contre comme Richard Desjardins. Certains politiciens respectés mais opposés au pouvoir ont souligné le peu de retour en richesse collective planifié par le gouvernement en place. Jacques Parizeau, ancien premier ministre du Québec, a avancé qu’il n’était pas irréaliste de penser à une ristourne de 40 % ( le Nouveau-Brunswick vise une telle ponction lui aussi ) par les entreprises pétrolière et gazières pour accepter l’exploitation des sols de la province.
Les manifestations contre les frais de scolarité qui ont dégénéré en manifestations contre le capitalisme et tout développement économique n’a pas aidé à aborder la question des ressources naturelles sainement dans notre débat public. L’ancien ministre de l’environnement André Boisclair ( maintenant consultant, voir la page… ) est d’avis que le Québec doit rattraper son retard et accepter une collaboration avec des régions comme l’Alberta sur l’échange des expertises.
Débat public dominé par les opposants
En conclusion le Plan Nord, si cher à Charest, risque de se transformer en Plan Nul car le premier ministre n’a pour le moment pas su démontrer aux québécois que le développement des territoires nordiques est l’une des voies d’avenir d’un Québec riche qui pourra mieux redistribuer. Au début de l’été, une étude l’Institut Fraser a établi un classement des lieux où il fait bon investir pour les dirigeants des principales entreprises du secteur minier et pétrolier : Le Québec occupe l’avant-dernière place au Canada juste devant le Nouveau-Brunswick.
Les entreprises du secteur minier et gazier déplorent que le débat public au Québec soit dominé par les opposants à tout développement. À tel point que le Québec n’est classé mondialement que 101 ème pays sur 147 pour l’accueil potentiel du développement dans ce secteur. Avec la chute démographique que la province connait, les demandes sociales sans cesse grandissantes et les ambitions d’indépendance qui ressurgissent tous les quinze ans, certains décideurs et acteurs de la vie économique et politique au Québec vont devoir sérieusement se poser la question sur leur systématique blocage à tout développement. Les Québécois doivent choisir un Plan Nord ou un Plan Nul et s’ils optent pour le Plan Nord, ils doivent rester maîtres chez eux !
Yannick Patelli